SACREE GRIMOIRE
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DRUIDES
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Les druides celtiques
Les druides appartenaient à la caste religieuse de l’ancien monde celte. Ils adoraient les Dieux de la nature et croyaient en la réincarnation. Propagateurs et officiants d’une doctrine religieuse pratiquant l’enseignement oral auquel on attribuait des pouvoirs magiques. Astrologues, devins, médecins, juges, ils croyaient à l’immortalité de l’âme, professant que l’homme avait pour ancêtre Dispater, le dieu de la mort, et que le monde se terminerait par un cataclysme impliquant l’eau et le feu. Leurs rites étaient centrés sur la cueillette du gui de chêne, réminiscence probable du culte de la végétation.
Ils avaient un rôle de divination, de proclamation et de guide spirituel. On les associe souvent à des sacrifices d’hommes ou d’animaux enfermés dans d’énormes cages en osier. Les druides furent presque totalement exterminés par les envahisseurs romains qui les considéraient comme de véritables sauvages. Le druidisme survécut cependant en Irlande jusqu’au Ve, à l’arrivée du christianisme.
Nul ne sait ce qu’il advint des druides. Peut-être entrèrent-ils dans la clandestinité pour survivre pendant des siècles d’oubli. Leurs traditions étant orales, il est fort probable qu’elles aient été perdues. Bien que les druides actuels ne se réclament pas de la lignée de leurs ancêtres, il est certain que le mouvement est aujourd’hui ressuscité
Les druides élisabethains
L’époque élisabéthaine tenait les druides en héros, mais ce n’est qu’au XVIIe que le culte revint sur le devant de la scène, lorsque l’antiquaire John Aubrey suggéra que les druides étaient les bâtisseurs de Stonehenge. Malheureusement, ils ne l’étaient pas, mais Aubrey concentra à nouveau les esprits et les cœurs des philosophes sur leur existence.
John Aubrey avait atteint un certain âge lorsqu’en 1694, il inspira John Toland, écrivain prolifique et controversé qui fut élu chef des druides modernes. Au pays de Galles, le druidisme fut encouragé par Edward Williams, un tailleur de pierres de Glamorgan, qui prit le titre plus exotique de Iolo Morganwg. Bien que les dernières générations déclarent que ce courant de druidisme est exclusivement gallois et le seul véritablement authentique, il fut en réalité proclamé à Primrose Hill, à Londres. Le druidisme continua à se développer et à attirer des célébrités telles que Winston Churchill, qui fut admis en 1908 dans la Loge Albion de l’Ancient ans Archeological Order Lodge of the Ancien Druids. En 1964, le mouvement se scinda en deux ordres (l’Ancient Druid order, ordre des druides anciens et l’Order of Bards, Ovates and Druids, ordre des bardes, ovates et druides), qui font référence aux classes de druides et à leurs fonctions.
L’Ancient Druid Order est le mouvement le plus photographié car c’est celui qui célèbre publiquement le solstice d’été. Leurs célébrations se tenaient jadis à Stonehenge, mais pour des raisons de sécurité, liées à la foule, la police finit par interdire le déroulement de la réunion en ce lieu.
L’Order of Bards, Ovates and Druids est plus important, avec une vocation d’encadrement plus forte. Il fournit un programme d’enseignement, s’interroge sur l’environnement et les principes artistiques et soutient l’égalité des sexes. Il organise pour ses membres des cours par correspondance, des ateliers et des retraites. Les Bards of Cornwall (Bardes de Cornouailles) qui se sont organisés avec les Welsh Druids (druides gallois) ont ranimés les cornouaillais et conduisent des cérémonies, vêtus de longues robes bleu foncé, au sein des plus grands cercles de pierres du pays. La tradition druidique est présente en Bretagne, lieu où la légende d’Arthur reste bien vivante.
Les druides aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, le druidisme vit le jour en 1963 sous forme de mouvement contestataire qui ne se prenait pas au sérieux. L’association des Reformed Druids of North America fut en effet fondée à Carleton College lorsque l’administration voulut contraindre tous les étudiants à assister au service religieux qui se tenaient dans la chapelle de l’université, les seuls exemptés étant les membres d’une minorité religieuse. C’est pourquoi les étudiants inventèrent cette nouvelle religion. Bien que le règlement de la faculté ait été assoupli plus tard, les RDNA s’étaient suffisamment investis pour que leur mouvement continue. En l’espace de 10 ans, il s’était répandu dans 7 états. Parmi les groupes aux noms élaborés qui adoptèrent cette religion, citons les Zen druids d’Olympia, les Hassidics Druids de St Louis et les Norse Druids de San Diego. L4attrait du druidisme réside dans la promesse mystique (la recherche d’une plus grande compréhension et d’une communion avec soi-même)
Stonehenge
Malgré plusieurs siècles d’étude, on ne sait pas pourquoi cette vaste arène fut construite. Stonehenge a surgi des étendues balayées parle vent de la plaine de Salisbury, à environ 135 km à l’ouest de Londres. Il se compose de deux anneaux concentriques qui enferment un fer à cheval en pierre, ainsi que différentes pierres isolées auxquelles on a donné des noms peu engageants tels que Altar Stone (pierre de l’autel), slaughter stone (pierre de la tuerie) ou Hell stone (pierre de l’enfer). On sait que Stonehenge fut édifié entre 3500 et 1100 av JC. Une fois achevé, le site se composait de 30 pierres levées surmontées d’énormes linteaux, formant un anneau fermé d’environ 36 m de diamètre. L’anneau et le fer à cheval comportaient des portes dont la + haute mesurait presque 9m de haut.
La 1ère étape vit l’édification d’un talus circulaire autour de mâts en bois et de menhirs. Deus rangées de pierre, une sorte de grès, furent érigées. On pense que l’anneau se composait d’environ 80 blocs pesant environ 26 tonnes chacun. Le grès venait de Praselli, au pays de Galles, à quelque 200 km de là. Les blocs furent probablement transportés avant l’invention de la roue et donc érigés grâce à d’énormes leviers, sans l’aide de poulies. Les entrées constituèrent l’étape suivant puis les pierres furent réarrangées sur le site avec des emboîtements à base de mortaises et de tenons qui maintenaient les linteaux sur les pièces verticales. Cette construction, l’une des plus colossales de l’histoire de l’humanité, a ainsi vu le jour par la seule main de l’homme, sans la moindre machine.
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